Le Mouvement des Radicaux de Gauche devenu depuis Parti Radical de Gauche est à la fois le plus ancien
parti Français et un des plus jeunes. Fondé en 1973, il se rattache, par ses origines, son esprit et son nom à une
tradition qui remonte au milieu du XIXe siècle. Le Radicalisme et les Radicaux jouent en effet un rôle essentiel dans la vie politique Française depuis près d’un siècle et demi. Le Radicalisme
Français n’est pas un système, il n’est pas non plus une doctrine. Il constitue une philosophie cohérente de l’action politique puisqu’il a l’ambition de faire entrer dans la réalité, grâce à
elle, les valeurs sans lesquelles l’histoire de l’humanité ne serait qu’un chaos confus d’événements où la force nue l’emporterait toujours sur la justice. Le Radicalisme est donc un humanisme
parce qu’il pense que la politique est le prolongement de la morale et que l’homme est capable, dans la vie publique, comme dans la vie privée de maîtriser son destin, s’il sait faire bon usage
de sa liberté. Cette philosophie est l’héritière d’un très long passé : elle plonge ses racines dans l’enseignement des penseurs grecs et elle prolonge le courant des humanistes de la renaissance
et des philosophes du XVIIIe siècle. Elle demeure en même temps ouverte vers l’avenir, assez souple pour s’enrichir sans cesse d’apports nouveaux, tournée vers les réalités du présent pour mieux
bâtir le futur. Les Radicaux sont à gauche, différents. Ils ne sont ni marxistes, ni socialistes. Ils ne lisent pas l’histoire comme celle d’une lutte des classes et ne sont pas de ce fait
aveugles aux réalité d’une époque où le partage de la planète entre pays nantis et pays démunis, comme l’exclusion sociale d’une part de la population des sociétés les plus avancées, ne doivent
rien aux analyses d’un autre siècle.
Les radicaux de gauche sont profondément attachés au principe de Laïcité car ils le regardent comme la garantie de la neutralité absolue des institutions publiques à l’égard des influences
confessionnelles, partisanes et économiques. La laïcité protège l’espace public et par suite logique la liberté des individus dans l’espace privé. Le monde entier nous renvoie au besoin qu’il y a
d’une laïcité à vocation universelle. A tous ces peuples qui se haïssent, qui s’excluent, qui s’entretuent, au nom de la plus infime et de la plus respectable des différences, celle des choix de
conscience religieux, nous pouvons proposer comme un appel à la rescousse de la paix, la Laïcité. Oui la paix et la Laïcité ont partie liée, pour le bonheur et le progrès de l’humanité. Les
radicaux de gauche ont su, à l’occasion des grandes rencontres avec l’opinion (Européennes de 1994 et Présidentielle de 2002, en particulier) ou dans le cadre de leur activité plus courante,
présenter des programmes économiques, sociaux et fiscaux à la fois innovants et distincts de ceux de leur partenaires de gauche. A l’heure où est clairement en discussion le modèle social
Français, l’occasion s’offre aux Radicaux de gauche de faire apparaître leur conception du progrès et de la solidarité. En effet la gauche ne pourra l’emporter, dans les grandes échéances
électorales prochaines, que si elle est en mesure de proposer un modèle alliant efficacité sociale et efficacité économique.
Le message du PRG doit permettre de faire entendre plus largement, la voix de la gauche, condition indispensable à sa victoire. Sur
le terrain du modèle social, comme de la fiscalité, nous ne devons donc pas craindre d’être réalistes, innovants et bien évidemment radicaux. Dans la république telle que nous la concevons, les
citoyens par leur engagement au quotidien doivent s’ériger en contre-pouvoir ; pour empêcher les lobbying idéologiques, identitaires, religieux mais aussi économiques, de détourner les lois à
leur profit, imposant ainsi une vision du monde réductrice au détriment du bien être des peuples et des individus qui la compose. Nous voyons à quel point la notion de république est intimement
liée à celle de laïcité, ces conceptions sont le fruit de l’engagement des Radicaux qui ont su tout au long de l’histoire, depuis la révolution, enrichir l’idée républicaine pour la construire
jour après jour, pour qu’elle contribue à la paix civile. Les Radicaux de gauche souhaitent donc voir l’avènement de la IV République dotée d’un régime parlementaire qui assurerait un meilleur
équilibre dans l’exercice du pouvoir et permettrait une meilleure représentativité des composantes politiques minoritaires. Mais aussi une république dotée de pouvoirs plus proches du citoyen
avec une véritable décentralisation et des collectivités territoriales bénéficiant des moyens financiers pour appliquer leur politique. L’alter mondialisme, c’est la République Mondiale. Le
libéralisme effréné n’a pour seul objectif que le profit maximum, dans un monde où règne la loi de la jungle. L’ultra libéralisme est une nouvelle forme d’intégrisme. « Entre le faible et le
fort, c’est la liberté qui opprime et la règle qui libère ». La République Monde doit donc se mettre en place pour qu’enfin la somme des intérêts particuliers formant l’intérêt général soit
représentée.
De nombreuses personnalités issues des Radicaux ont porté nos valeurs et contribué à écrire l’histoire.
On citera notamment par ordre alphabétique : Léon BOURGEOIS, Cécile
BRUNSCHVICG, Ferdinand BUISSON, Joseph CAILLAUX, Emile CHARTIER dit ALAIN, Camille CHAUTEMPS, Georges CLEMENCEAU, Emile COMBES, Pierre COT, Michel CREPEAU, Edouard
DALADIER, Paul DOUMER, Gaston DOUMERGUE, Edgard FAURE, Félix GAILLARD, Léon GAMBETTA, Edouard HERRIOT, Alexandre LEDRU-ROLLIN, Pierre MENDES-FRANCE, Gaston
MONNERVILLE, Jean MOULIN, Camille PELLETAN, Albert SARRAUT, Jean ZAY.